Langues
Un peu plus sur le hindi ?
Pour apprendre, tous les conseils et les livres ICI.
Le hindi compte plus de 400 millions de locuteurs, ce qui en fait la troisième langue la plus parlée au monde. Mais il se heurte en Inde aux langues dravidennes du Sud et aux langues locales du Nord (le bengali et le pandjabi).
A l’origine du hindi, il y a l’ourdou, synthèse de l’arabo-persan et des langues indiennes locales ; l’ourdou s’est “dé-islamisé” et sanscritisé, avec un retour à l’écriture devanagari et l’insistance sur les mots d’origine sanscrite. S’ajoutant à ce double fond, de nombreux mots anglais ont été adoptés tels quels. Le hindi fonctionne selon une écriture phonétique, la seule difficulté résidant dans les doubles consonnes sans voyelle intermédiaire : les deux lettres liées perdent une partie de leur graphie ce qui rend la lecture plus complexe.

Un peu plus sur le marathi ?
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Parlée par plus de 70 millions de locuteurs, le marathi est la langue régionale officielle du Maharashtra et la quatrième langue du pays par son importance.
Comme le hindi, il s’écrit en devanagari (depuis 1950 : auparavant, c’est le modi qui était utilisé) à laquelle s’ajoute une lettre absente en hindi, le [l] “cérébral”. Le marathi apparaît au XIème siècle et conserve certains aspects grammaticaux archaïques disparus des autres langues indiennes (le neutre) mais s’est aussi enrichi de mots draviden (kannada, telougou), arabo-persans et mots anglais.

Un peu plus sur le hinglish ?
Pour comprendre et parler le hinglish, c’est ICI.
En littérature, cela s’appelle macaronisme. Le mélange des langues, des lexiques, des tournures. Au final, elle peut impliquer une évolution définitive de la langue parce que dans un espace bilingue, certains mots recouvrent mieux la réalité que d’autres.
Ce que l’on nomme le hinglish pourrait se traduire par l’anglo-indien : une évolution de la langue anglaise spécifique aux locuteurs de l’hindi et de l’anglais, qui voit ce dernier se teinter de tournures, d’une syntaxe, d’une orthographe et d’un vocabulaire issus de l’hindi, et celui-ci accueillir des mots anglais orthographié en transcription romanisée de manière fantaisiste. Créolisation de la langue, celle-ci se diffuse en Inde, en Grande-Bretagne et acquiert une audience à travers la télévision et la publicité. C’est une des plus grandes évolutions linguistiques de la langue anglaise.
Après les conversations de la jeunesse moderne, de nombreux films, un ouvrage lui est désormais consacré !
cela confère un tour très exotique à l’anglais parlé en Inde, d’aucuns diraient fantaisiste, qui est aussi une marque d’évolution des deux langues.
On savoure…
Références : COUGHLAN (Sean), “It’s Hinglish, innit ?”, BBC News, 8 novembre 2006 ; BALDAUF (Scott), “A Hindi-English jumble, spoken by 350 million”, The Christian Science Monitor, 24 novembre 2004 ; une délicieuse interview également sur NPR.
Références : MAHAH (Baljinder K.), The Queen’s Hinglish : How to speack Pukka, Londres, Collins, 2006. Environ 7€.
Et pourquoi pas du frenchindi ?
Pour créer le frenchindi, c’est ICI.
Avec quelques autres Français qui habitent Bombay, nous avons pensé que finalement, il n’y avait pas de raison de s’en priver : créolisons le français parlé en Inde, hindianisons-le à la manière du hinglish. Mais à notre manière bien sûr, jeux de mots et confusion lexicales sont au rendez-vous…
Et comme toute langue évolue, se construit, s’oublie, se reforme, j’attends avec impatience vos ajouts, commentaires et suggestions !
Mise à jour : 18/08/09.



